

Anabathème, un poème, une fractale,
Anabapteme, pour te dire que je t'aime,
J'ai trop perdu en route, trop de nénuphares,
Rendez-vous sous la voute, nous n'irons nulle part;
J'ai mon mépris interne, et parfois mes démons,
Je pense à toi quand même, à en perdre la raison,
Que j'ignore que j'implore, à la place du mort,
Transporté de visu, situation encore.
Anabathème, une fractale, un poème,
Anabathème, un royaume ou tu mènes,
Les cendres, les clichés, comment te résister ?
Descendre puis monter, dans ma peau c'est gravé.
Symptômes effet chimique, je suis infecté,
Tu m'es toxique, mais tu l'avais remarqué,
Je trouve les ressources pour voir s'il faut payer,
Dans ce jeu de mirroirs où les règles sont données.
Anabathème, un poème une fractale,
Anabathème, pour te dire que je saigne,
Tout miser sur l'instant, investir au présent,
Stratégie du moment, totalitaire maintenant.
A écrire des histoires, sans mémoire des faits,
Je me retrouve face au puzzle, sans mode d'emploi,
Pas envie de chercher, construire sans effets,
Beaucoup de désirs, maintenant avec toi.
A dessiner des cercles, certes imparfaits,
J'ai cru pouvoir enfin, servir tes projets,
Mais à prendre des détours, les chemins mènent à Rome,
Trop de sentiments pour toi, et ma main sous ta robe.
Que l'enfer soit terrien, que le royaume ignore,
Conjugé au pluriel, les contacts de nos corps,
Si les années y passent, si j'ignore mon passé,
Peu importe les temps, si je peux t'embrasser.