

Ce ne sont donc que des fleurs pour des filles d'ouvriers,
Et ainsi des pleurs de peur, enfouis parmi mes pensées,
Mais j'attendais comme un train comme tu prends un taxi,
Et j'ai tout perdu en chemin et je ne m'en suis pas remis,
Au lointain des mes prières, à la proximité de tes cheveux,
J'attendrai seul à la frontière, car passe le temps sous mes yeux.
C'est ainsi que ce signe s'impose, à moi ici toujours à Paris,
J'aurai dû négocier ces clauses, mais je n'ai droit à un tel répis,
Si le mépris que j'ai pour moi ne s'efface pas avec le temps,
Que mon Jihad n'est ce combat et que je suis en contrechamp,
C'est que je suis dévalué comme une monaie antique,
Et qu'ils ne pouront pas me toucher, même en argent, même en fric.
Le packetage est encore le même et la distribution est standard,
J'implore des idôles si vaines, et la lumière qui me viens du phare,
Ou est-ce la lune qui m'éclaire, et je suis ivre de ces pillules,
Je retrouve bien des mots amers, la nostalgie de ma cellule,
Mon goût d'antant pour ces trucs nuls, et mon éternel retour,
Ces appétences que j'accumulen sur le poids de chacun de mes jours.
Pas un revers de l'histoire, pas un conflit avorté,
La latence et les nuances du noir, et trop de choses à calculer,
Je n'y étais pas, je n'y étais plus, il aurait fallu sortir,
D'ailleurs pour moi qui n'ai rien vu, mentir n'aurait pas été pire,
Ce sont des fleurs que j'ai ceuilli, pour la fille d'un ouvrier,
Le ciel au lointain s'assombri, d'ailleurs il me faut fermer.